Bondage et BDSM : tout savoir sur ces pratiques

Bondage et BDSM : tout savoir sur ces pratiques

Bondage shibari

Le bondage, qu’est-ce que c’est ?

Autrefois utilisé comme technique de torture, cette pratique japonaise ancestrale était à l’origine utilisée pour des actes moins érotiques que ceux qu’on lui confèrent de nos jours. Première lettre de l’acronyme BDSM (bondage, domination, sado-masochisme N.D.L.R) , le bondage est appelé également “art des liens”. Il consiste à lier certaines parties du corps d’un ou des partenaire.s sexuel.s lors d’un rapport intime entre adultes consentants. Cela peut être les mains, les jambes, les pieds, les seins, le ventre, etc, qui sont attachés avec de la corde (de jute ou de chanvre) mais également du cuir, des menottes, du ruban adhésif…

Historique

Apparu au Japon lors du XVe siècle, le bondage ne servait à l’époque que de moyen de torture comme nous vous le disions en introduction. Nommé zainin shibari soit le shibari des coupables, le bondage servait à immobiliser les prisonniers et à montrer à ceux qui les voyaient ce qu’ils étaient réellement. D’ailleurs, certaines des techniques d’immobilisations actuelles dans lesquelles les policiers utilisent des cordes proviennent de l’art du bondage !

Bondage shibari

Un sujet encore tabou

Les gens ont souvent peur de se lancer dans la pratique du bondage et des pratiques sado-masochistes. Outre le fait que certaines personnes se sentent mal à l’aise avec ce sujet, beaucoup ont également peur de se sentir ridicule. Bien entendu, cela peut se comprendre car se lancer dans une nouvelle pratique sexuelle qui met en scène les partenaires dans un jeu de rôle érotique est troublant si on n’en a pas l’habitude. Tout comme le fétichisme, le bondage n’est pas un sujet que l’on peut aborder dans toutes les occasions (même si vous seriez probablement surpris d’apprendre que beaucoup de personnes de votre entourage ont ce genre de pratique !). Bon nombre de personnes pensent à tort que ces pratiques sont en réalité des violences sexuelles déguisées. Or, ce n’est pas le cas puisque lorsque tous les partenaires sont d’accord, il ne peut pas s’agir de violence non consenties !

Il y a aussi angoisse de la douleur dont on entend souvent parler pour ce qui concerne le BDSM. Pourtant, en mettant les choses au clair entre les partenaires avant de pratiquer, tout se passe bien. Certes, la douleur est au centre de la pratique mais le but est de prendre du plaisir et non de souffrir le martyre.

Comment pratiquer le bondage ?

Le bondage ainsi que tous les autres jeux sexuels sont destinés à procurer du plaisir. Par conséquent, il est important que l’ensemble des partenaires s’adonnant à ces pratiques soient consentants et le fassent savoir en pleine conscience.

Il n’est pas forcément nécessaire d’être suréquipé avec du matériel acheté une fortune. Bien sûr il existe des kits de bondage accessibles aux petits budgets, mais une simple corde ou du ruban adhésif peut très bien faire l’affaire. Le but est de simplement restreindre les mouvements de la personne pendant toute la durée du rapport sexuel. Il y a bien sûr plusieurs niveaux de bondage. Certains apprécient d’être liés dans la douleur quand d’autres préfèrent simplement les jeux érotiques plus soft.

Les idées reçues sur le bondage

1- C’est forcément extrême

Faux ! Le bondage n’est pas forcément extrême. Il va d’une simple petite fessée aux décharges électriques en passant par l’immobilisation par les liens.

2- C’est réservé à une certaine catégorie de personne

Faux ! Le bondage peut être pratiqué par tout le monde. Ce n’est pas parce que dans un certain film à succès le personnage qui pratique le BDSM à une pièce dédiée à cela que vous êtes obligé d’en faire autant 😉

3- Ça fait forcément très mal

Faux ! Le bondage ne signifie pas souffrir le martyre. Il faut garder à l’esprit que le bondage est une pratique sexuelle qui, comme les autres, est censée procurer du plaisir aux partenaires.

mains liées

Pratiquer en toute sécurité

Le bondage doit se pratiquer de façon à ce qu’aucun partenaire ne soit en danger. C’est pour cela qu’il faut savoir ce que l’on fait, notamment lorsque l’on pratique le bondage avec des liens. Certaines parties du corps, comme le cou, l’aine et les aisselles par exemple, sont très sensibles car elle abritent des artères nécessaires pour l’irrigation du cœur et ne doivent en aucun être comprimées trop longtemps. Généralement, on dit que l’on doit pouvoir passer un doigt entre la peau et les liens.

Le safeword (mot de sécurité)

Le safeword est un mot que les partenaires définissent avant toute pratique et qui permet de mettre fin à la relation sexuelle en cas de malaise ou de problème. Le slowword quant à lui, permet de diminuer l’intensité de la séance. Ils ne doivent pas pouvoir être confondu avec les suppliques qui font partie du jeu. C’est pourquoi il vaut mieux trouver des mots absurdes ou sorti du contexte.

On associe souvent des couleurs : vert : continue – orange : ralenti – rouge : on arrête.

Lorsque le soumis porte un bâillon ou tout autre objet qui l’empêche de parler, il existe des safewords corporels. Cela peut être une main levée, un poing fermé, ou encore un objet tenu qui est lâché au sol en cas de problème.

Le shibari

Le shibari, appelé également kinbaku, est une méthode de bondage japonaise qui implique d’entraver la personne attachée en utilisant des figures géométriques. Au Japon, le mot shibari signifie “attaché, lié” et il est utilisé pour décrire l’art… de ficeler les colis !

Chaque figure porte un nom, comme l’ushiro takatekote, le bondage de base que l’on apprend en premier, qui consiste à lier les bras contre la poitrine tout en liant les mains derrière le dos. Cette figure en forme de U est la plus fréquemment employée du fait de sa simplicité.

Si vous souhaitez vous initier à la technique du shibari, nous vous conseillons de vous rendre à un des ateliers que propose l’école des cordes et de lire le livre l’art du shibari écrit par le gérant de l’école.

Le matériel pour débuter le BDSM

Pour débuter en douceur

  • Cordes – A utiliser avec prudence et en étant renseigné sur les points de compressions. Généralement, on utilise plutôt de la corde en jute ou en chanvre waxée, d’un diamètre de 8mm minimum.
  • Menottes – L’ustensile presque indispensable. Les menottes sont pratiques car il n’y a pas besoin de savoir faire des nœuds et ne prennent pas beaucoup de place comparées aux cordes.
  • Corsets – Il en existe des spécial bondage mais n’importe quel corset peut très bien faire l’affaire. Il est préférable de choisir un safeword gestuel avant la séance avec un corset car si la respiration est coupée, le/la soumis.e pourra difficilement parler.
  • Plumes – Si vous voulez commencer simplement, le plumeau est idéal pour une autre forme de torture plus douce.

Pour passer à l’étape supérieure

  • Fouets – Vous pouvez opter pour un fouet 2 en 1 qui fait également sextoy.
  • Bâillons – Le plus célèbre est celui avec une boule et qui a pour but d’empêcher le/la soumis.e de parler. Là aussi, un safeword gestuel est nécessaire.
  • Combinaisons – En cuir, en latex… Il y en a pour tous les goûts et même à petits prix.
  • Masques – Un ruban, une écharpe, ou un masque érotique peut très bien être utilisé puisque cet objet à pour but de vous empêcher de voir ce que l’on vous fait. Même le masque de nuit qui vous sert à dormir dans l’avion fera l’affaire !
  • Pince-tétons – Ils peuvent même être décorés avec des pompons ou agrémentés d’une chaîne pour pouvoir les lier avec d’autres attaches.

Pour les experts

  • Camisoles – Elles couvrent généralement l’intégralité du visage pour occulter la vision de la personne soumise. Elles peuvent aussi avoir des attaches pour les mains et/ou les pieds.
  • Minerves – Proches du corset, les minerves sont très appréciées. Elles sont également à manipuler avec précaution pour éviter les étranglements trop intenses.
  • Suspensions – Pour les cordes, pratiquez uniquement après avoir pris des cours ou suivi un atelier car la personne soumise sera suspendu à plusieurs centimètres du sol et en cas de chute elle ne pourra pas se rattraper puisque ses mains seront probablement attachées. Il existe également des kits de suspensions tout prêt et plus pratique.

Nous espérons que cet article vous aura appris des choses sur la pratique du bondage et sur le BDSM en général.

Pour résumer, le bondage est une pratique sexuelle qui doit être prise au sérieux et les séances doivent être réalisées dans la confiance, la sécurité et le respect des partenaires. Si au cours d’une séance, vous voyez que cela tourne mal il sera probablement trop tard pour agir ! C’est pour ça qu’il est préférable de pratiquer le BDSM avec une personne à qui vous pourriez confier votre vie sans aucune crainte. Fixez les limites et les safewords avant de commencer la pratique et munissez-vous d’objets en bon état et correspondant aux “normes” du bondage.


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Canopee
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